Nous prenons un bus de ville ce matin pour aller visiter le centre. Ces bus ressemblent un peu aux bus du Guatemala, très colorés. Nous traversons de pauvres quartiers et notamment le marché qui grouille de monde.  image

        1ère visite, une place partagée en quatre petites places, place de la Liberté avec son héros libérateur, place de la Démocratie envahie par une foire artisanale, place du Panthéon où sont deposés les corps des héros, et place de la Vierge en travaux.

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          Je n'ai pas encore parlé des Argentins, et maintenant des Paraguayens, qui boivent à longueur de temps des infusions de yerba maté, une plante cultivée dans le nord. Ils se deplacent toujours avec leur thermos d'eau chaude, leur jolie tasse à maté et la bombilla, une pipette à trous qui évite d'aspirer les feuilles. Ici au Paraguay, les thermos sont énormes, et souvent decorés avec du cuir. On en a goûté une fois, rien de bien terrible, on boit une gorgée de ce breuvage sucré et on passe la tasse et la bombilla à son voisin... On a l'impression que pour certains, c'est comme une drogue. Est ce pour remplacer la cigarette?

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          Quand nous arrivons à la place du Panthéon, c'est le moment de la relève des deux gardes qui se tiennent pendant des heures face à face. Comment font ils pour ne pas rire ou se parler?

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        Sur notre plan de la ville, il y a plusieurs zone vertes, Plaza des Armas, place de l'indépendance etc...Quand on en approche, on est interpellé "No aqui, peligrosso", dangereux. On voit alors ces parcs envahis par des baraquements ou des baches noires en plastique servant d'abris, de véritables bidonvilles. 

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        À peine plus loin il y a le Palais du Gouverneur et la place des Disparus. On y trouve 4 tombes de personnes disparues en 1977 lors d'une dictature et retrouvées en 2016. Une trentaine d'autres sont encore recherchées.

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         Les rues et les maisons sont en mauvais état. Souvent de vieilles bicoques côtoient des immeubles tout neufs. Les gens nous regardent, ils nous deshabillent de la tête aux pieds. On sert bien fort nos sacs et appareils de photos. C'est sûr, on se sent moins en securité qu'en Argentine ou au Chili.

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       Pour finir notre visite, on va voir la place Uruguaya où on trouve un coin tranquille à l'ombre pour se reposer un peu, puis on rentre à l'hôtel. Cette ville nous laisse une impression de pauvreté et de désolation.

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